Le jeu du samedi 26 août

Là, d’un parc ambulant la brebis habitante,
Voit sans cesse changer la demeure inconstante.
Ainsi de vos troupeaux le fertile séjour
Engraisse vos guérets habités tour à tour.
D’un air vif et subtil la piquante froidure
Rend leur toison plus douce et leur laine plus pure. 

Ces vers de Pierre Fulcrand de Rosset datant de 1774 narrent agréablement un phénomène qui a révolutionné le monde de la laine à l’époque. Pouvez-vous m’en parler en commentaire ? Un petit indice se cache dans la photo qui illustre l’article…

Vous avez jusqu’à vendredi midi pour me proposer votre réponse, je choisirai la plus complète ou tirerai au sort parmi les ex aequo s’il y en a. Réponse et nom de la gagnante samedi prochain ! 

Bonnes recherches ! 

8 réponses à « Le jeu du samedi 26 août »

  1. Bonjour 👋Il s’agit de la transhumance. 😊😊😊Durant la période printemps/été, les bergers mènent leurs troupeaux ( pas que des brebis et des moutons🐮,🐐…) dans leur maison de vacances. C’est-à-dire que les bêtes passent de la plaine à la montagne (chez moi ce sont les Alpes 😍) où elles vont pouvoir se régaler d’une herbe bien grasse. Pendant ce temps, en plaine, les prairies sont préservées afin d’offrir le fourrage pour l’hiver.La transhumance permet de de mieux en nourrir les moutons afin de préparer leurs belles toisons pour que nous puissions tricoter de jolies laines.😁Voilà….. enfin juste pour résumer 😅😘

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  2. Avatar de Flora MailleSwallow
    Flora MailleSwallow

    Bonjour,Dans cet extrait, tiré du poème didactique L’ agriculture de Pierre Fulcrand de Rosset, il est question de la transhumance.Nous pouvons voir cela avec "d’un parc ambulant", "demeure inconstante", "fertile séjour", "vos guérets habités tour à tour". (les guérets étant des terres labourables, merci pour ce jeu, j’ai appris un nouveau mot!)"D’un air vif et subtil la piquante froidure" évoque le séjour dans les montagnes qui permettra d’obtenir une "toison plus douce" et une "laine plus pure".Ces voyages alternant séjour en plaine et en montagne permettent non seulement d’améliorer la qualité de la laine comme vu précédemment, mais également d’améliorer la qualité du pâturage ( "de vos troupeaux le fertile séjour engraisse vos guérets habités tour à tour.")Un peu de culture générale maintenant!Le terme transhumance est formé à partir de deux mots latin : « trans » qui signifie « de l’autre côté » et « humus », traduisible par « la terre ». Littéralement, cela veut donc dire « aller au-delà de sa terre » et effectivement, la transhumance se traduit par le fait de se déplacer hors de son territoire d’origine. Pendant la transhumance, les bergers amènent leurs troupeaux dans une zone appelée estive où l’herbe est plus nourrissante pour les animaux. La transhumance permet également de préserver les prairies et de préparer le fourrage pour l’hiver. En France, elle est pratiquée dans les régions montagneuses depuis des siècles.Des découvertes archéologiques ont attesté que le fait de déplacer des troupeaux de façon saisonnière existait déjà au Néolithique et plus tard, durant l’Antiquité. Bien qu’elle soit effective au Moyen Âge dès le XIIe siècle, la transhumance ne s’est généralisée en France qu’ au XIVe siècle. Elle concernait notamment de grands troupeaux appartenant à des seigneurs ou à des monastères importants.Mais la transhumance ne se limite pas uniquement aux troupeaux de brebis ou de vaches! À Besançon par exemple, les chèvres traversent la ville début mai pour rejoindre une colline voisine qui les accueillera pendant quelques mois. En Ariège, ce sont les chevaux de Mérens qui partent en transhumance à la fin du printemps. Les troupeaux partent en altitude pour profiter d’une atmosphère plus fraîche pendant l’été et pour se nourrir d’une herbe riche.Moins connue, la transhumance des abeilles permet aux apiculteurs de produire des miels différents comme du miel de lavande ou de tilleul.La transhumance dans les Pyrénées, la transhumance dans les Vosges, dans les Alpes ou en Corse est devenue un rituel festif. Elle permet aux visiteurs de comprendre les coutumes d’une région, mais aussi aux bergers de faire découvrir leur métier avant de conduire les moutons ou les vaches au pâturage.Depuis juin 2020, la transhumance pratiquée par les bergers et les éleveurs français est reconnue comme patrimoine culturel immatériel (PCI) en France. Un précieux sésame, qui n’est que la première étape d’un long parcours vers une reconnaissance internationale. La réponse, attendue à l’automne 2023, donnerait un nouveau souffle à cette coutume en détresse et de l’espoir à une profession ancestrale en manque d’attractivité.

    Voilà! Merci pour ce jeu qui m’a permis de passer une matinée studieuse sur un sujet que je ne connaissais que de loin!

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  3. Absolument ravie de retrouver le jeu du samedi, durant lequel je suis en général larguée, mais fascinée par le caractère pointu, documenté et/ou créatif des différentes réponses. Dans ce cas précis, oui on pense à la transhumance mais je n’ai rien à ajouter aux deux réponses précédentes, qui sont très riches chacunes. Merci pour ce jeu, on apprend plein de choses !Marie

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  4. Avatar de Sophie Massuelle
    Sophie Massuelle

    J’ai lu le commentaire de Marie, et bon, plus rien à ajouter…!

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  5. Bravo pour vos réponses mais il manque l’information que j’attends ! Un indice se cache sur un coup de tampon…

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  6. Bonsoir,

    Le tampon fait penser au sceau de la bergerie royale (nationale désormais puisqu’elle existe toujours) de Rambouillet.La date et la couronne correspondent bien.

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    1. Tu chauffes, tu chauffes !

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  7. Avatar de Flora MailleSwallow
    Flora MailleSwallow

    Hum décidément ce jeu attise ma curiosité ! Est-ce qu’il ne serait pas question de la mérinisation du troupeau de la Bergerie Nationale (Royale) de Rambouillet en 1786?J’ai trouvé cela sur internet et je me dis que ça pourrait être dans le thème :«  A l’époque, les passionnés de l’innovation rurale, se plaignaient de la dégénérescence des races ovines françaises surtout destinées à produire de la viande, du lait et… du fumier. Elles ne fournissaient que des laines grossières et les manufactures textiles devaient aller chercher en Espagne les laines fines des mérinos, ces athlètes de la transhumance qui parcouraient les grands plateaux de l’ouest de la péninsule.La monarchie espagnole veillait de très près sur eux. Il fallait les extraire par la contrebande jusqu’à ce qu’en 1786, à force d’insistance, un troupeau de 366 mérinos puisse être acheminé jusqu’à Rambouillet.Les bêtes, couvertes de gale, ayant parcouru 1500 kilomètres, n’étaient pas au mieux de leurs performances à leur arrivée mais elles s’adaptèrent assez bien, malgré les conditions climatiques de Rambouillet.Vous savez bien : la brume, l’humidité qui montent des étangs et de la forêt. » Source France Inter.

    Bon, je ne sais pas si c’était la réponse attendue mais en tout cas, j’ai trouvé ça hyper intéressant !😂

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